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MARRAKCHIS
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Un petit livre existe sur cette toile, dont quelques exemplaires sont encore disponibles... |
..."Le lion ne commande pas à l'oiseau de chanter, il l'écoute" .... Proverbe africain
Les trente-quatre monotypes de cette toile ont été réalisés en deux jours, les 8 et 9 octobre 2004. Ils ont été conçus pour constituer une frise autour d'une composition de cinq personnages, inspirée d'un dessin de Léonard de Vinci. Si on n'y voit que des hommes, ce n'est pas par sexisme, ni parce que les femmes de Marrakech se cachent ou vivent recluses. C'est parce que l'oeuvre de référence de Léonard ne donne à voir que des hommes. Que les choses soient dites. Les tiroirs, quand ils sont pleins, on devrait les fermer et jeter les clés au fond d'un puits. Depuis que j'ai commencé à travailler au Maroc, on m'a vite identifié comme "nouvel orientaliste" ou comme le "dernier des orientalistes". Et dès lors, on m'y compare. Mon dessin, figuratif, réaliste, ne trahit pas mes prédécesseurs. les supports utilisés, bon, allez, une originalité, une concession à la modernité. Quoique une technique classique, à l'huile, serait sans doute préférée. Par contre, on ne comprend pas qu'un orientaliste "semble ne pas avoir découvert la luminosité de ces pays".
C'est le problème avec les tiroirs. Je ne suis pas orientaliste, ni africaniste. Ni. Les meilleures peintures "orientalistes" ont d'ailleurs été faites par des artistes qui ne s'en sont jamais revendiqué, Delacroix ou Matisse. Ce n'est pas la lumière que je cherche. La couleur, les rapports entre les couleurs, oui. Le dessin, oui, surtout quand il sert une composition. C'est la muralité qui m'intéresse. S'il est une époque qui m'intéresse, c'est la Renaissance italienne.
C'est peut-être ce que j'aime au Maroc ou au Sénégal: les vêtements que portent les femmes et les hommes ont cette monumentalité qui a si magistralement été mise en scène par les artistes du quattrocento.
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